Betobetosan est un yokaï (fantôme Japonais), ce fantôme a la réputation de suivre les gens, de les coller, de les déranger ou de les accompagner. L’idée est, dans l’écriture chorégraphique, de s’appuyer sur cet imaginaire, de jouer sur une présence invisible conduisant le corps à des chemins inhabituels, des rythmiques incongrues et un état d’alerte.

Au cours d’une première étape de recherche, j’ai créé un processus de travail sur base de divers codes : Une série de verbes d’actions (comme frôler, contourner…), de rythmiques et de niveaux pour modeler le corps en fonction d’une présence imaginée, vécue, ou anticipée tout en déviant le corps de ses habitudes. En combinant ces codes de façon aléatoire, j’ai obtenu une forme de partition qui, par les codes qui la composent, crée une écriture en résonance avec cette présence. Présence de Betobeto, présence du partenaire ou présence du futur dispositif. J’ai donc suivi cette partition au jour le jour afin de nourrir mon imaginaire et d’écrire une chorégraphie déviant mes habitudes et élargissant ma palette d’outils.

Philippe Jelli s'est également inspiré de la partition pour créer la musique de Betobeto.